Ceci est une mosaïque romaine de Ostia. On peut y voir une « pila » gonflée, cousue à la manière des ballons modernes. Comme la scène représente un gymnase, on peut supposer qu’il s’agit d’une « paganica » ou ballon médicinal. Il y a des références historiques à propos des jeunes romains qui jouaient avec des ballons dans la rue. Cicero raconte une affaire juridique où un homme a été tué quand il se rasait parce qu’un ballon avait frappé le coiffeur.
Atheneaus a écrit sur l’ Harpastum :

L’harpastum, qui était dénommé Phaininda, c’est le jeu que je préfère le plus. C’est très grand l’effort et la fatigue pendant le concours de jeu de ballon et les mouvements et torsions du cou sont violents. Alors, Antiphanes disait « Maudit soit !, quelle douleur j’ai à mon cou ». Il décrivait le jeu : « il a contrôlé le ballon et il l’a passé à un coéquipier au moment où il éludait un rival et s’en moquait. Il a mis le ballon loin de son rival. Tout le temps la foule criait « Dehors », « très loin », « juste à côté de lui », « sur sa tête », « dans le sol », « sur l’air », « très court », « Retourne-le à la mêlée ».



-origine
-l’histoire
-coupe du monde
-équipes de rêve

Méditerranée

Egypte
On a découvert des objets dans les tombes égyptiennes qui montrent l’existence des jeux comme le football dans cette région autour 2500 AC. À droite, on voit un ballon trouvé dans une tombe égyptienne. Pour fabriquer les ballons on mettait des cordes des muscles et des tendons des animaux dans une sphère et on l’enveloppait avec du cuir ou de la peau de daim. On connaît très peu à propos des jeux de ballon égyptiens. Il y a des historiens qui croient que pendant les rites de fertilité, on bottait des ballons des graines enveloppés avec des vêtements colorés.

Episkyros (Grèce)
Autour de l’année 2000 AC, les grecs ont développé un jeu appelé Episkyros (aussi connu comme Phaininda). C’était surtout les hommes qui le jouaient mais aussi les femmes le pratiquaient un peu. Les grecs jouaient nus sans donner de l’importance au genre des joueurs. Ce relief en marbre du Musée National d’Archéologie d’Athènes montre un athlète grec qui balance un ballon sur sa cuisse et qui apparemment est en train d’expliquer une technique à un enfant. Cette image est utilisée aujourd’hui dans le trophée de la Ligue des Champions. Le ballon qu’on voit dans le relief est un « follis » ou un ballon gonflé. Les premiers ballons ont été fabriqués avec du lin et du cheveu et enveloppés avec des ficelles cousues ensemble. Ce type de ballons ne rebondissait pas bien. Les modèles suivants grecs de ballons comme le Foollis ont été faits avec une vessie de porc gonflée et enveloppée avec du cuir de porc ou de la peau de daim. Il y avait une autre technique pour faire des ballons : on coupait des éponges et on les enveloppait avec des ficelles et du linge. Le jeu grec Episkyros a été après adopté par les romains, qui l’ont transformé et lui ont donné un autre nom : Harpastum.

Harpastum (L’Empire Romain)
Harpastum veut dire « le jeu du petit ballon ». Il a été populaire pendant 700 à 800 ans et il a été joué avec un ballon assez petit et dur si on le compare avec le « follis » ou le « paganica ». Entre 5 et 12 personnes jouaient dans un terrain rectangulaire marqué avec des lignes et divisé par une ligne centrale. Chaque équipe devait maintenir le ballon dans sa propre moitié du terrain alors que l’équipe contraire devait essayer de l’obtenir et l’emporter à sa moitié. Il y avait une règle importante dans l’Harpastum : on ne pouvait tacler que le joueur avec le ballon. Cette limitation provoquait des combinaisons de passes très élaborées. Les joueurs avaient des rôles spécifiques et il est probable que beaucoup de tactiques et stratégies s’étaient développés. Les pieds n’ont pas été beaucoup employés et il y a une frappante ressemblance avec le rugby. Jules César faisait jouer Harpastum à ses soldats pour qu’ils puissent maintenir la forme physique. On pense que Jules Cesar jouait lui aussi au Harpastum. On croit aussi que les romains ont emporté Harpastum aux îles britanniques. Quand ils y sont arrivés, il y avait des jeux de pied moins sophistiqués. On a trouvé des témoignages sur un match joué entre les romains et les natifs britanniques. Bien que les conquérants aient gagné, l’Harpastum finalement est disparu et il est peu probable qu’il ait eu de l’impact sur le développement postérieur du Mob football.